Goldmen : "Goldman à l'unisson". Un groupe à  voir absolument sur scène !

21/05/2022


 C' est l'histoire d'une bande de potes de 20 ans, passionnés de musique et qui ont bourlingué dans le monde la musique. Performant de bars en bals....Et qui se retrouve autour d'un projet commun : jouer avec toute leur personnalité, la sincérité, qui les caractérisent, les chansons d'un des plus grands artistes, auteurs-interprètes du XXe-XXIe siècle : Jean-Jacques Goldman. Laurent au piano, Pierre-Henri à la basse, Manu à la guitare, John au saxophone, Jérémy à la batterie et Alain au chant : Voici le Groupe Goldmen. Assistez à un concert du groupe Goldmen c'est l'assurance d'un joli voyage autour de l'oeuvre de l'artiste Jean-Jacques Goldman. Dès que les lumières de la salle s'éteignent et que les premières notes se jouent, l'émotion est au rendez-vous. Le groupe et le public rentrent en connexion, en communion. Ne font qu'un pour célébrer les chansons de Jean-Jacques. Une ambiance intime mais aussi un brin euphorique s'installe. De la chanson « il suffira d'un signe » à « Confidentiel » le public passe par toutes les émotions que procurent les chansons de l'artiste. Le pari était ambitieux mais tellement réussi.

N'hésitez pas à retrouver le groupe Goldmen sur les dates de la tournée. Un groupe exceptionnel, « bourré » de talent, qui interprète et joue de manière magistrale les chansons de l'oeuvre de Monsieur Jean-Jacques Goldman. Vous en sortirez heureux avec une dose d'émotions. Un groupe d'une simplicité et d'une humilité qui font plaisir à voir. Un groupe à suivre.

A ne pas manquer le 22 mai sur France 2 ! Le Groupe Goldmen dans l' émission 13h15 le Dimanche présentée par Laurent Delahousse. Voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=wSRwSzhYU38

Rencontre avec Alain STEVEZ chanteur du groupe Goldmen : un artiste humble, sensible et généreux.


Nathalie Guimier : Bonjour Alain. Je vous remercie de nous accorder cette interview. Tu est actuellement en tournée avec ton groupe Goldmen. Vous performez magistralement et offrez au public un joli voyage autour de l'oeuvre de Jean-Jacques Goldman. Peux-tu me dire quelques mots sur ton parcours et sur celui des autres membres du groupe ?

Alain STEVEZ : Nous venons tous du même milieu. Nous sommes des musiciens de bal, de bar. Nous avons fait des spectacles pour enfants. On a chanté pour des évènements familiaux (communion, mariage). On vient de là. On s'est tous rencontré autour de cette activité. C'est comme ça que cela fonctionne dans la musique. Pour certains, cela fait plus de 20 ans. « Tu connais pas un bassiste, Si Pierre-Henri, un chanteur Si Alain ». Au fur et à mesure, on s'est connu tous et depuis des années maintenant. Et puis, c'est forcé que quand mon pote me dit : « tu devrais chanter du Goldman » que je bosse avec mes amis. Et donc, cela s'est fait naturellement. Ce n'est pas un casting. C'est peut-être cela qui fonctionne aussi. Comme je le disais : Nous sommes des potes de longue date. Tout le monde s'est greffé autour de moi pour ce projet qui n'était pas à la base une idée de moi. Alors que cela aurait dû car je connais tout Goldman par coeur. Voilà pour ce qui est du passé et de la création du groupe.

N. G. : Comment est né le concept du spectacle autour de l'oeuvre de Jean-Jacques ?

A. S : Je vais préciser ce que je disais dans ma réponse précédente. C'est mon pote Pierre-Marie qui m'a dit : « Tu devrais chanter du Goldman ». On était dans la voiture. On attendait que Pierre-Henri, notre bassiste ouvre son magasin de musique. Je cherchais un projet. Et lui m'a dit : Chante du Goldman car cela devrait te correspondre ». Je connais tout Goldman mais je n'ai jamais chanté Goldman ni en bar, ni en bal. C'est curieux. Je me suis dit : « C'est sûrement une bonne idée. Mais, il doit y en avoir plein qui le font. Il est aussi connu que Johnny, Cloclo. Et Il y en a plein qui chante Johnny, Cloclo et d'autres stars. Et bien non. Bizarrement, il y avait une place à prendre puisqu'on est cinq en France à chanter Goldman. C'est déjà beau. Etonnamment, il y avait une place à prendre. Et mon pote a eu une super idée et je connaissais tout car j'écoutais ses albums quand j'étais ado et j'ai toujours adoré Goldman. Cela a été simple pour moi au niveau de la mémorisation des textes. C'était en moi.

N. G. : Ta tessiture de voix est assez troublante, bluffante car elle semble être assez proche de celle de Jean-Jacques. Quand est-ce-que tu t'en es rendu compte ? Est-ce que ce sont des personnes qui t'en ont parlé ?

A. S : Comme j'ai une voix assez aiguë. C'est peut-être pour cela que mon pote m'a dit que he devrais chanter Goldman. J'avais déjà cet outil là pour pouvoir déjà le chanter et atteindre les notes assez hautes de l'époque où Jean-Jacques chantait encore assez haut. Par contre, ce n'est pas ma façon primaire de chanter bien entendu. Moi, je chantais sans envoyer d'air dans la cloison nasale. J'ai juste ouvert, laissé passer un peu d'air dans le nez. Ces résonateurs font que cela ressemblerait à la voix de Jean-Jacques. J'ai eu juste cette petite gymnastique à faire pour qu'il y ait une petite ressemblance pour essayer d' être au plus proche de sa voix à lui. Ce n'est pas vraiment une imitation.

N. G. : C'est ce que remarque le public quand il vient vous voir en concert. Ce n'est pas de l'imitation. On va évoquer l'ambiance. Les concerts, la tournée sont couronnés de succès. Dès que les lumières s'éteignent et que le concert commence, le public est tout de suite immergé, transporté dans ce voyage autour de l'oeuvre de Jean-Jacques. Une sorte de communion se met en place entre le groupe et le public. C'est incroyable, stupéfiant. Une ambiance folle s'installe. Comment comprends-tu cette affection, cet amour pour Jean-Jacques et son oeuvre ?

A. S : Je pense que les gens ont tous eu à une période de leur vie un souvenir, une période de leur vie qui les lie avec une chanson de Jean-Jacques. Un album ou peut-être toute leur vie à Jean-Jacques. Donc, forcément rien que d' entendre les premières notes d'une chanson connue, une chanson qui passe en radio c'est-à-dire presque toutes, les sens sont en émoi. On se retrouve dans nos souvenirs.Notre inconscient va chercher ces souvenirs et qui fait ressurgir les émotions. On va chercher ces souvenirs et cette émotion-là. On a déjà vu des gens rire, des gens pleurer, des gens être heureux, avoir la banane sur plusieurs chansons. C'est riche en émotions. C'est surtout l'émotion que ses chansons génèrent en nous. Je reviens sur cette communion. Tu fais bien de le dire. C'est vraiment une communion. Il n y avait que John et moi qui étions fanadingues. John le saxophoniste. Et les autres le sont devenus. Il n y en a pas un du groupe qui n'est pas fan de Goldman et qui ne l'est pas devenu. Car en fait, ces chansons sont tellement intéressantes à jouer, intelligentes que les musiciens sont tombés en amour de son répertoire. Et finalement, sont devenus fan de Jean-Jacques. Nous avons les outils. C'est comme si on nous réunissait dans une salle avec une scène et que l'on nous disait « Voilà. Il y a une guitare, une batterie et un piano. On est tous des fans de Goldman et voilà. Qui est capable de jouer des chansons de Goldman au piano : Laurent. Bon. Laurent tu prend le piano. Qui est capable de les chanter: Je lève la main. Et je vais les chanter ». Nous sommes comme vous le public. On est tous. On fait qu'un. Sauf que nous, on a les outils pour jouer et chanter ses chansons dont tous les gens sont en manque. C'est exactement ce qui se passe. C'est une communion. Il y a personne au-dessus de personne.. On aime tous les chansons de Goldman et nous avons les outils pour les chanter. Et vous, les écouter. Voilà. C'est tout. Ca s'arrête là. Et on les écoute en même temps. Bien qu'on les interprète, on prend « un kiff » extraordinaire à les écouter. Evidemment, on les écoute en les chantant, en les jouant dans nos petites oreillettes.. On a le retour de tout çà. Et c'est toujours extraordinaire.

N. G. : j'ai été bouleversé par cette communion. Les gens étaient là pour célébrer les chansons de Jean-Jacques. Et à travers votre performance, votre interprétation et le public les reprenant avec vous. C'était vraiment beau.

A. S : Oui; Je pense que les musiciens gardent leur personnalité sur scène.

N. G. : Est-ce-que tu as déjà rencontré Jean-Jacques ?

A. S : Oui. J'ai eu cette chance-là. Le jour de notre rencontre, il était à la SACEM et était invité à faire une conférence sur les auteurs-compositeurs. J'ai eu de la chance de le voir devant la SACEM. Il était au téléphone. Il demandait par où il devait rentrer. C'est incroyable car La SACEM c'est quand même sa deuxième maison. Après, je me présente : « Salut Je suis Alain de Goldmen ». Il me répond : »Ah oui d'accord ». Il me regardait bizarrement. Il m'avait remis. C'est lui qui a dit à Michael (Jones) : « Regarde. On dirait nous quand nous étions jeunes ». C'est lui qui nous a découvert avant Michael Jones. Donc, il me remet et je lui dis : » Merci. Parce que grâce à vous on en est là.

Et il me répond : « Ah mais je n'y suis pour rien ».

N. G.  : Mais quelle humilité, simplicité franchement.

A. S : Devant la Sacem. Je lui ai dit « Cela va être chouette cette conférence » et lui de me répondre : « Qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur dire ». Pendant la conférence, il ne se trouvait plus à la page. C'est lui qui expliquait qu'avant, on écoutait les chansons des artistes et ensuite on découvrait l'artiste qui n'avait pas forcément un univers. Alors qu'aujourd'hui, c'est l'inverse. Les artistes ont un univers que l'on découvre sur les réseaux sociaux. Et ensuite, on écoute leur musique. Tu vois. La tendance s'était inversé. Donc, il ne se sentait plus à sa place.

N. G.  : Quelle est ta chanson préférée de Jean-Jacques ? A mon avis, il doit y en avoir plusieurs. Le choix doit être difficile car elles sont toutes magnifiques,

A. S : Elles sont toutes belles. Mais, il y en a une qui me touche tout particulièrement. C'est : « Il suffira d'un signe » car physiquement, sur scène elle me transporte. C'est physique. C'est-à-dire qu'au-delà du texte. Je ne sais pas si c'est une question d'oxygénation, le fait que c'est une chanson qui demande beaucoup de souffle. Celle-ci, je l'adore car elle me créé des sensations physiques. La chanson « Le Coureur » que j'adore car elle est juste extraordinaire. « Le Coureur » que l'on a pas joué malheureusement à l'Espace Malraux parce que notre guitariste habituel n'était pas là. C'est une chanson que j'adore interpréter car j'ai l'envie du texte. C'est énorme. J'adore aussi une des chansons du trio Fréderick, Goldman et Jones : « Juste après ».

N. G. : Il y en a une qui me bouleverse. C'est « Confidentiel ».

A. S : Oui. Celle-ci est profonde. Très très profonde.

N. G. : Je crois qu'il avait écrite quand Daniel Balavoine est mort sur le Dakar.

A. S : Je crois, si je ne dis pas de bêtises, Elle était déjà écrite et était déjà dans l'album. Il s'en ai servi parce qu'il en a fait un parallèle avec la mort de Daniel. Il devait faire une émission de télévision où il devait chanter une chanson radiophonique de l'époque, je ne sais plus. De fait, il a dit. Non. Cette chanson-là correspondra mieux pour rendre hommage à Daniel.

N. G. : Il l'avait chanté dans l'émission Champs Elysées, je crois.

A. S : Oui. C'est çà. Présentée par Michel Drucker.

N. G. : Je rêve d'un duo entre votre groupe et Jean-Jacques. Cela vous semble t-il réalisable ?

A. S : Michael Jones nous a dit : « Jean-Jacques chantera avec vous à condition d'être à portée de marche ou de vélo de là où il est ».

N. G. : D'accord.

A. S : Donc. On sait humainement. Il est prêt. Ca c'est sûr. Il n y a pas de soucis là-dessus. Mais, voilà. Il faut qu'on soit tous près de chez lui. Car il ne bouge plus trop. Il est assez sédentaire.

N. G. : Vous avez mis une partie de vous, de votre sensibilité, de votre personnalité dans la création du spectacle.

A. S : Oui. Car vous public, vous ressentez le plaisir que nous, musiciens avons à jouer, à interpréter les chansons de Jean-Jacques. Cela créé une sensibilité. C'est là où l'émotion prend tout son sens. Une émotion publique et scénique.

N. G. : Il y a la tournée qui continue cette belle aventure. Mais d'autres projets autour de l'oeuvre de Jean-Jacques ?

A. S : : Les prochains projets. Je n'en ai pas encore parlé à la presse.Tu seras la première à en avoir la primeur. Cela reste à mettre en parenthèse. Mais, avec ce que l'on vient de vivre. Nous aimerions. Nous aimerions, je dis bien : faire une tournée en acoustique dans des salles plus dans des théâtres par exemple que dans des Zénith. Et puis, on aimerait forcément refaire ce que l'on avait déjà fait : jouer l'album Rouge du trio Frédéricks Goldman et Jones avec Sabrina qui a déjà partagé la scène avec nous. On a mis tout çà entre parenthèse pour faire une tournée autour de l'oeuvre de Jean-Jacques en solo. Mais on a revenir sur le trio très rapidement. Avec des chansons comme « Juste après, Un deux trois, A nos actes manqués ». Il y a encore beaucoup de tubes à jouer, à interpréter sur scène.

N. G. : Cela reste un des auteurs-compositeurs les plus prolifiques du XXe et du XXIe siècle.



A. S. : C'est un faiseur de tubes. Il a fait un nombre incalculable de tubes. Non seulement pour lui.
Mais aussi pour les autres.



N. G.  : Mais quand on écoute aussi les chansons de son groupe Taï Phong comme « sister Jane ». Elles sont magnifiques aussi ces chansons.



A. S. : Oui. Complètement.



N. G. : Nous arrivons au terme de notre itw. Nous serons là. Le public sera là avec vous en connexion pour continuer cette belle aventure avec ces jolis moments de partage autour de l'oeuvre de Jean-Jacques. Merci à vous pour générosité, votre humilité et sincérité. 

A. S. : Merci à vous pour cette belle interview. Nous continuerons. Nous sommes comme dans un rêve éveillé.



N. G.  : Gardez cette simplicité et cette humilité qui vous caractérisent.

A. S. : Oui. On sait d'où l'on vient. C'est ce que je dis toujours. On est pas un casting. On vient de loin. On est content de prendre ce qui est à prendre. On continue. Et puis, à un moment, il faudra retomber. Et on retombera. C'est la vie avec ses succès, ses plaisirs, ses bonheurs, ses déceptions, ses échecs. A un moment, il faut laisser la place aux autres. D'ailleurs, c'est ce qu'a fait Jean-Jacques très rapidement. Pourvu que çà dure.


                                                                                                                Propos recueillis par Nathalie Guimier 
                                                                                                                Critique : cinéma littérature musique théâtre
                                                                                                                Auteure

               













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Natalie Guimier- Auteur et critique cinéma, littérature musique et théâtre
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